Les 18 points de diagnostic
Une fois que la possibilité d'autres maladies est éliminée au moyen du dossier médical du patient, le diagnostic repose sur 2 symptômes principaux:
1) Une douleur diffuse pendant plus de 3 mois en association avec
2) Une douleur ressentie à la pression d'au moins 11 des 18 points sensibles à localisation caractéristique.
La "douleur diffuse" signifie une douleur ressentie de part et d'autre de la ceinture et des deux côtés du corps.
LA POSITION DE L'OMS
En 1992, l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a reconnu la fibromyalgie maladie rhumatismale.
Dès 1990, un comité international a publié les critères diagnostiques qui sont maintenant acceptés dans tous les pays.
LES CAUSES
Ce syndrome est souvent déclenché par une expérience traumatique (un choc physique ou émotionnel), une chute, un accident, une infection, une intervention chirurgicale, un accouchement, parfois il se manifeste sans cause apparente.
La cause réelle du SFM n'a pas encore pu être déterminée. Les recherches de ces dernières années ont mis en évidence que les malades atteints sont en général privés de sommeil réparateur profond. On pourrait donc découvrir la source de ce trouble et encourager le développement de techniques thérapeutiques plus efficaces.
Les recherches se portent actuellement sur les signes "objectifs" découverts :
- un débit sanguin irrégulier dans certaines parties du cerveau,
- un dérèglement de production de cortisol,
- un type particulier d'hypotension artérielle,
- des perturbations du métabolisme ou de la circulation musculaire
- des niveaux anormaux de certains médiateurs chimiques appelés neurotransmetteurs.
DIAGNOSTIC CLINIQUE
La fibromyalgie ne peut pas être décelée par des examens de laboratoire. Au contraire, elle sera confirmée par la normalité de ces examens, de même que par des résultats radiologiques normaux.
LES SYMPTÔMES
La fibromyalgie est un syndrome (SFM), car elle comprend un ensemble de symptômes. Outre la douleur et la fatigue, il y a souvent:
- un sommeil non reposant: fatigue et raideur au lever
- des maux de tête: "ordinaires" ou fortes migraines
- des troubles digestifs, diarrhées et/ou constipation, des ballonnements et/ou des nausées
- des troubles génito-urinaires
- des états dépressifs ou d'anxiété (ces états sont plus souvent la conséquence que la cause du SFM)
Mais on peut voir se manifester également:
- des spasmes musculaires,
- des douleurs au visage,
- des engourdissements,
- des picotements de la peau,
- des fourmillements,
- des sensations d'enflures,
- des douleurs thoraciques,
- des troubles vasculaires,
- des difficultés de concentration,
- des trous de mémoire.
Beaucoup de personnes sont, en outre, très sensibles aux changements météorologiques, à la fumée, aux bruits, à la lumière, au froid, aux courants d'air.
Ces symptômes, qui peuvent être les signes d'autres maladies, impliquent de consulter un médecin. Ils sont aggravés par le stress, les émotions, par un manque ou un excès d'activité physique ou par un travail trop contraignant.
MAL PARTOUT, MAL TOUT LE TEMPS
Une série de symptômes
La fibromyalgie est une maladie chronique caractérisée par une sensation de douleur générale diffuse et un sentiment de fatigue profonde. C'est un rhumatisme abarticulaire pénible à supporter, qui peut, dans certains cas, devenir invalidant. La douleur est ressentie diffuse ou comme une sensation de brûlure de la tête aux pieds. Aiguë à certains moments, elle peut passer d'un endroit à l'autre et devenir plus intense dans les parties du corps les plus utilisées. Elle peut être suffisamment forte pour entraver les tches quotidiennes ou n'être qu'un l ger inconfort selon les personnes atteintes. Elle peut aussi avoir des phases de rémission. La fatigue varie d'un sentiment de lassitude à un épuisement total, semblable aux effets d'une grosse grippe. Elle est intermittente aussi. Parfois, les personnes atteintes se sentent vidées de toute énergie; elles ont momentanément complètement perdu leurs forces.
Voici ce que vous pouvez lire dans la wikipédia. Je trouver personnellement que c'est très bien expliqué aussi.
Fibromyalgie
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
La fibromyalgie est le terme pour désigner un syndrome connu depuis longtemps sous le nom de SPID, c’est-à-dire syndrome polyalgique idiopathique diffus.
Le mot fibromyalgie vient du latin fibra (filament), du grec ancien myos (muscle) et du grec ancien algos (douleur).
Historique
Graham en fait une description dès 1953[1]. L' American College of Rheumatology committee en définit les crières en 1990[2].
Dans les années 1970 et 1980, elle est considérée comme une maladie psychiatrique avec un versant dépressif. L'appelation "syndrome polyalgique idiopathique diffus" (SPID) a été créé par le Pr Kahn dans les années 80, mais le terme anglo-saxon "fibromyalgia(Wiki.en)" a prévalu dans les congrès médicaux et a été francisé en "fibromyalgie".
Ce n'est qu'en 1992 que l'Organisation mondiale de la santé a reconnu cette maladie comme rhumatismale, alors qu'elle était auparavant considérée comme une maladie psychiatrique par les médecins du fait de sa rareté, touchant principalement les femmes, pouvant donner une certaine atteinte comportementale et n'ayant aucune trace biologique, ce "syndrome" fut attribué à tort à l'hysterie des femmes.
Dans les années 1990, une déficience dans certains neurotransmetteurs (substance P) serait impliquée dans la mécanique biochimique de la maladie. De plus en plus d'hommes sont atteints (1 homme pour 8 femmes).
En 2006, Une étude démontre à l'IRM fonctionnel une activité anormale dans la partie du cerveau qui traite la douleur chez les fibromyalgiques, inexistante chez les personnes non atteintes. Une cause exclusivement psychiatrique et/ou psychologique est donc exclue, entre autre du fait qu'actuellement on sait que seul le tiers des fibromyalgiques souffrent d'un problème de cet ordre.
La fibromyalgie était codée M 70.0 comme rhumatisme non spécifié dans la classification internationale des maladies (CIM). Depuis la dernière version, elle est maintenant codée sous M 79.7 sous son propre nom.
Naissance d'une pathologie.
Il y a eu ces 10 dernières années (depuis 1995) une résurgence importante (surtout depuis 2000) de ce syndrome, de plus en plus de jeunes (moins de 30 ans), certains diront "c'est la cause d'un meilleur diagnostic" sauf qu'il y a eu entre "150-200% de nouveaux" cas en moins de 7 ans, loin d'une histoire d'anciens fibromyalgiques en attente de diagnostic.
Epidémiologie
Une moyenne (mondiale) de 2 à 10 % (selon les pays) de la population des "pays industrialisés" sont touchés par cette maladie (2% de la population américaine avec une prédominance féminine nette[3]). En France un rapport gouvernemental[4] donne un prévalence française estimée à 3,4 % chez la femme et à 0,5 % chez l'homme,
La fibromyalgie constitue 10 à 20% des motifs de consultation dans certains services de rhumatologie. On commence à parler de multi-fibromyalgies, effectivement ce syndrome atteint de plus en plus d'homme alors qu'il touchait essentiellement des femmes auparavant. Certains travaux de recherches biologiques font état de sous catégories.
Causes
La fibromyalgie n'a pas de cause "démontrée".
A partir de 2000-2004, les scientifiques se penchent de plus en plus vers des désordres de natures immunochimique et environnementaux, compte tenu de la résurgence incroyable de cas. Une atteinte du système nerveux central et un dérèglement neuronal ont été largement constatée chez les fibromyalgiques. L'influence psychosomatique chez les fibromyalgiques est évidente. Ainsi, en situation de stress, un fibromyalgique ressent une agravation de la plupart des symptômes en quelques instants, alors qu'une personne saine ne ressent rien mis à part des palpitations cardiaques et des mains moites.
Il semble exister une perception différente de la douleur chez le fibromyalgique, avec en particulier, un seuil de perception plus bas[6]. Le mécanisme de ce fait est toujours débattu. Visiblement il semblerait cohabiter 2-3 types bien distinct de fibromyalgies vraisemblablement une cause "naturelle" (la forme dite "rare" de ce syndrome) et le cas résurgent actuel pouvant être divisé en 2, une forme de fibromyalgie et une forme de fatigue chronique.
La dégradation de la posture causée par la dysfonction de l'articulation temporo-mandibulaire, elle-même due à une occlusion dentaire défectueuse, joue un rôle étiologique dans la forme de fatigue chronique. L'épuisement généré à terme par les contractures musculaires résultant d'une posture vrillée contribue au syndrome de fatigue chronique rendant tout effort musculaire pénible, voire impossible. En outre, la majorité des personnes atteintes ont une antériorité de traitements d'orthodontie, souvent avec extractions, ayant déséquilibré l'occlusion et la posture qui fonctionne comme une roue voilée.
Diagnostic
Les fibromyalgies se présentent sous diverses formes de douleurs chroniques (douleurs franches, douleurs diffuses, sensations de brûlures, de coups, de bleus, d'écrasement, d'arrachage, etc.) des muscles du squelette, des tendons et moins fréquemment des articulations, pouvant toucher tout le corps ou partiellement (Quadrant), plus fréquemment le dos, les jambes et les bras, variant tout au long de la journée, de la semaine, du mois, de l'année. Le patient fibromyalgique a tout ou partie des symptômes suivants:
Les symptômes de la fibromyalgie son agravés dans les conditions suivantes:
Les fibromyalgies se présentent sous diverses formes de douleurs chroniques franches ou diffuses qui peuvent toucher tout le corps ou partiellement (Quadrant), plus fréquemment le dos, les jambes et les bras, variant tout au long de la journée, de la semaine, du mois, de l'année.
Un des cycles correspond clairement pour certains patients aux changements climatiques (pression atmosphérique, taux d'humidité, température), en un mot "barosensible".
On parle alors "d'hypersensibilité".
S'ajoute, une fatigue dite "chronique" réactionnelle (à ne pas confondre avec le syndrome de fatigue chronique, que peuvent avoir en plus certain fibromyalgiques). Un enchaînement dans le sens "fatigue de l'organisme" (attaques virales, infections répétitives, résistances), puis syndrome de fatigue chronique, puis fibromyalgie est plus que probable pour certains.
Chaque fibromyalgique à ses cycles, ses symptômes, d'intensités et de durées variables. On retrouve quelques points communs comme une prédominance de raideurs et une grosse fatigue au réveil pouvant s'atténuer à plus ou moins long terme indépendamment de chaque symptôme (de quelques minutes à quelques heures, voires persistant la journée, plusieurs jours), une fatiguabilité exacerbée, des troubles du sommeil (pas de sommeil profond, points d'appuis gênants/douloureux, agitations), puis tout un ensemble d'autres symptômes satellites dont les plus courants sont des migraines, des troubles de la concentration (variable), des troubles de la mémoire (mémoire à court terme), des troubles de la vision (brouillard, décalage), une certaine irritabilité, des sauts d'humeur, des problèmes du comportement (attitude), d'élocution (concentration, mémoire, fatigue), des troubles digestifs, le syndrome des jambes sans repos, maladie de raynaud, acouphènes, picotements, démangeaisons, impatience, etc. Un panache de symptômes ressemblant à s'y méprendre aux effets d'une drogue, peut être la réponse à la complexité de ce syndrome.
Un tiers des fibromyalgiques présentent une dépression, voire un état névrotique type hystérique, pour certains du type réactionnel (charge psychologique, atteinte neurologique sévère). Cependant, statistiquement les fibromyalgiques ne présentent pas un terrain dépressif et/ou psychiatrique prédisposant supérieur au reste de la population.
Il existe diverses formes de sévérités à la fibromyalgie, pouvant éventuellement correspondre à diverses causes.
La problématique est de trouver une échelle (un marqueur) de sévérité fiable, inexistant du fait qu'aucun marqueur n'a encore été mis à jour.
Certains travaux de recherches tendent à ce qu'il existe une corrélation entre substance P (un neurotransmetteur) et sévérité.
Des critères diagnostiques précis ont été élaborés par le collège américain de rhumatologie :
Traitement
Les traitements reposent au cas par cas sur des antidouleurs et/ou des antidépresseurs et/ou des antiépileptiques, ces 2 derniers étant prescrits pour leurs effets antalgiques sur le système nerveux central (et non pas pour une dépression avec les antidepresseurs, mais bien pour l'effet antalgique) et doit être associé à une réadaptation fonctionnelle basée sur des exercices physique permettant d'augmenter le seuil de la douleurs et ne pas "rouiller" encore plus.
Chacun ayant son seuil de tolérance à l'effort et une atteinte plus ou moins sévère incalculable il n'est pas simple de généraliser, pour certains, la marche est juste supportable et variable, pour d'autres, une activité on dira "pleine et normale" est réalisable.
Une prise en charge psychologique, incluant la relaxation, le repos et le calme, peuvent être utile.
Pour le moment il n'existe pas de traitement curatif, aucun traitement n'est efficace sur le long terme et aucun régime n'a prouvé son efficacité.
La contrebalance psychologique impérative aidant dans la gestion des symptômes passe impérativement par le calme et le repos.
Une attitude positive et une coopération active avec un médecin qui connaît bien le patient et l'écoute augmenteraient notablement les chances de rémission.
En France
Officiellement en 2005 le gouvernement estime à 3,9~4,5%[7] de la population Française atteinte de fibromyalgie, environ 3 millions de français, 1 personne sur 20.Carole Robert, pour l'association Fibromyalgie France, estimait en avril 2007 que plus de 3 millions de Français seraient concernés [8] (soit autant que l'ensemble des personnes atteintes de maladies rares en France, selon les chiffres transmis par le Ministère de la Santé et des Solidarités en mai 2006. Des pistes environnementales et génétiques sont à creuser, car selon l'association, 64% des personnes myalgiques présentent une intolérance à des produits chimiques.
En 2006, le ministre de la santé a commandé un rapport sur la fibromyalgie à un groupe de travail de l'Académie nationale de médecine, coordonné par Charles Joël Menkes (rhumatologue) et Pierre Godeau (interniste), rendu en janvier 2007. Ce rapport reconnait « la réalité de ce syndrome douloureux chronique et même sur sa fréquence », mais « tout en entretenant des doutes "sur la légitimité d'en faire une maladie, avec les conséquences médico-sociales qui peuvent en résulter" ». Le rapport note aussi la difficulté de mesure des symptômes en raison du « caractère subjectif des troubles invoqués (douleur, fatigue, mal-être, troubles du sommeil) (...) » ou encore le caractère « artificiel et abusif des critères de classification quand on les utilise à tort comme critères de diagnostic».
Le Ministère aurait aussi prévu[9] une enquête épidémiologique, mais l'Institut de Veille Sanitaire attendait toujours en avril 2007 une définition du ministère pour cette maladie, étude demandée en 2002. La reconnaissance de l'OMS devrait accélérer cette reconnaissance.
Pour l'instant cette reconnaissance est laissé à "l'appréciation" du médecin conseil décidant le temps d'une consultation sur le motif de convocation "fibromyalgie" et se référent au "rapport de l'académie de médecine" incomplet.
Pour résumer
Cette affection est caractérisée par un état douloureux musculaire chronique (myalgies diffuses), ainsi qu'une asthénie (fatigue) persistante. Les troubles psychologiques (Chronicité des symptômes, charge psychologique) qui lui sont associés ont donné lieu à maintes hypothèses au plan psychopathologique. L'importance des traits anxio-dépressifs a même pu conduire à se demander laquelle de ces deux disciplines, de la rhumatologie ou de la psychiatrie, était habilitée à la prendre en charge.
Handicapante ? La problématique médicale est là, aucun marqueur de sévérité, aucun marqueur d'atteinte. Les variantes d'atteintes de fibromyalgies sont très larges, d'une fibromyalgie peu sévère permettant de garder une vie presque "normale" à la fibromyalgie sévère handicapante il y a un panache de variantes trés difficilement classifiable. La subjectivité, l'interpretation des ses symptômes, l'interprétation du médecin, la tolérance à la douleur, les aléas des symptômes, les rémissions, les intensités, les amplitudes, la gestion psychologique, la chronicité, les échecs thérapeutiques, les échecs de dialogue, de comprehension, ainsi de suite, amène une pathologie trés complexe pour le patient, et encore plus complexe à transmettre.
Comme c'est le cas dans toute autre pathologie chronique, ces éléments d'anxiété et de dépression ne permettent pas, cependant, de préjuger d'une personnalité morbide pré-existante ; ils semblent bien être la conséquence de la chronicité de la douleur.
Ce syndrome, comme c'était le cas pour la sclérose en plaque il y a 20 ans, reste mal perçu et peu reconnu, tant par l'entourage que par les administrations. Il pousse les personnes malades à l'isolement, voire à la dépression et/ou à la culpabilité de souffrir et de devenir handicapé par cet état douloureux et épuisant.
Le quotidien d'un fibromyalgique peut être aisément comparable à celui d'une personne atteinte de Polyarthrite Rhumatoïde.
Notes
1. ↑ Graham W. The fibrosits syndrome. Bull Rheum Dis. 1953;3:33-4
2. ↑ Wolfe F, Smythe HA, Yunus MB, Bennett RM, Bombardier C, Goldenberg DL, et al. The American College of Rheumatology 1990 criteria for the classification of fibromyalgia. Report of the multicenter criteria committee. Arthritis Rheum. 1990;33:160-72
3. ↑ Wolfe F, Ross K, Anderson J, Russell IJ, Hebert L. The prevalence and characteristics of fibromyalgia in the general population. Arthritis Rheum. 1995;38:19-28
4. ↑ Ministère de la santé et des solidarités publiée dans le JO Sénat du 03/05/2007 - page 915
5. ↑ données du service Algologie/Clinique Catherine de Sienne/Nantes
6. ↑ Abeles AM, Pillinger MH, Solitar BM, Abeles M, The pathophysiology of fibromyalgia, Ann Int Med, 2007;146;726-734
7. ↑ http://www.senat.fr/basile/rechercheQuestion.do?unk=fibromyalgie&radio=dp&dp=3+ans&de=&au=&rch=qs&ok.x=0&ok.y=0
8. ↑ association Fibromyalgie France
9. ↑ La fibromyalgie enfin reconnue, LE MONDE 24.04.07
Bibliographie